ces livres qu'on voudrait ne jamais finir
Je viens de finir de lire "Le pensionnat" de Josette Alia. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de ne pas vouloir finir un livre mais moi ça m'arrive de plus en plus souvent. Quand un livre m'a plu j'aime pas du tout lire les dernières pages. Bien sûr que je veux connaître la fin de l'histoire mais... je me suis habituée aux personnages, je prends plaisir à les retrouver tous les jours, ils deviennent un peu des copains virtuels... et lire la fin du livre signifie se séparer d'eux !La première fois que j'ai ressenti cette difficulté à finir un livre c'était pour "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda. C'est l'histoire de 4 écorchés de la vie qui se croisent et font un bout de chemin ensemble. C'est une magnifique histoire d'amitié, une histoire de vie tout simplement. Je le conseille vraiment à tout le monde, tous les gens que connais qui l'ont lu en sont enchantés (sauf une personne mais là je ne sais pas ce qui c'est passé !).


Récemment c'est "les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol que j'ai eu du mal à quitter. Il y a beaucoup de personnages dans ce roman parisien où l'on croise des crocodiles. Beaucoup de femmes qui sont toutes reliées entre elles et puis les hommes qui partagent leur vie bien sûr. C'est une histoire d'amour mais d'amour fraternel, un livre qui raconte tout ce qu'on est capable d'accepter pour l'amour de sa soeur. Un livre sur les rêves brisés et ceux qu'on ne veut pas laisser mourir, ceux pour lesquels on déplacerait des montagnes...

Pour en revenir au "Pensionnat", l'action se tient pendant la seconde guerre mondiale dans un pensionnat pour garçon. Le directeur du pensionnat est parti au front et sa femme essaie de faire face. Parmi ses élèves se trouvent 7 petits juifs. J'ai lu beaucoup d'histoire qui parlent de cette période historique mais celle-ci ne ressemble à aucune autre. Il n'y est pas vraiment question d'héroïsme et de grandes actions pour sauver la France comme dans la "Bicyclette bleue". Non là il s'agit du quotidien, de la survie au jour le jour, de l'ignorance et même parfois de l'inconscience du personnage principal. Cette guerre est tellement loin de l'univers de Lucie Garnier (l'héroïne) qu'elle ne comprend pas vraiment ce qui se passe, les dangers qu'elle court. Le livre parle de son éveil à l'horreur, aux atrocités de la guerre... Je pense que la majorité des français de l'époque pourrait se retrouver en elle, un peu comme dans le film "Monsieur Batignol".
Voilà c'était la petite page littéraire du jour...


1 Comments:
Oui c'est vrai que c'est un peu la même sensation qu'Amélie Poulain... Un mélange de tristesse et de joie...
Merci pour ton message, reviens quand tu veux ça fait plaisir !
Enregistrer un commentaire
<< Home