il y a un an
L'autre jour en rentrant de la séance de ciné où j'ai été voir CRAZY (voir le post précédent) j'ai regardé les photos que j'avais prises tout juste un an en arrière. Je me trouvais devant le château Frontenac. Il ne faisait pas vraiment beau, le ciel était plutôt gris et maussade. Les nuages ont même des airs d'apocalypse sur certaines photos. J'avais pris un cliché de l'entrée d'une maison près du couvent des Ursulines. Ce petit escalier, cette porte coincée entre deux pans de mur... Il doit faire bon vivre derrière ces fenêtres. Rentrer le soir, traverser la rue en cherchant ses clés... Il y a des endroits comme ça qui inspire un certain bonheur, des façadeds derrière lesquelles on aurait plaisir à poser ses cartons.
Cela dit j'étais contente de retrouver mes 9m² ce soir-là. Le bruit de la clé dans la serrure avait des airs de "bienvenue chez nous" et ça m'a fait du bien. Et dire que demain je rends mes clés ! Retour chez papa-maman pour l'été!
Le 4 mai 2005 je pensais à peine qu'il allait bientoôt falloir que je remette ma clé du 271, 12ième rue, Québec, QC, Canada ... !
Le 31 mai 2005 je passais l'aprés midi allongée sur les plaines d'Abraham, au soleil avec un livre de Philippe Delerm qui parlait d'un dernier été dans la maison familiale avant que celle-ci ne soit vendue... Je pensais à la maison de mes arrières grands parents que l'on a mise en location pour payer la maison de retraite de mon arrière grand mère !
Le 31 mai 2006 je vais aller faire quelques photos de Lyon sous un ciel gris et menaçant... Avant d'y aller je prends une bouffée de soleil en découvrant quelques extraits du nouvel album de
"Debout sur le zinc"
complétement CRAZY
J'ai été voir le film CRAZY début mai mais je n'avais pas encore pris le temps d'en parler ici. Un film québécois à l'affiche à Lyon je ne pouvais décemment pas manquer ça !
Qu'estce que je l'ai aimé ce film et je pense que ce n'est pas seulement parce qu'il est québécois !
Ici on trouve plein d'infos dessus. Le film raconte l'histoire de Zach, un jeune homme né en 1960 qui se cherche et renie ce qu'il est pour ne pas perdre l'amour de son père. C'est une belle chronique de la vie de ses années là. Mention spéciale à l'acteur principal et à celui qui joue le frère ainé.
Je trouve que le titre est vraiment bien choisi. Il correspond au film, il est le film. Quel bonheur ce frisson que j'ai ressenti pendant les premières répliques du film! Retrouver l'accent, voir ces rues tellement québécoises, entendre les mots, les expressions... Pendant le générique de fin j'étais comme dans une bulle autant à cause du film que des souvenirs qu'il avait réveillé en moi. Je ne voulais pas bouger, je ne voulais pas que la musique s'arrête ni que la salle se rallume. Il allait falloir sortir, retrouver les rues de Lyon et surtout, surtout l'accent français ! Avoir été en Amérique du nord pendant plus de deux heures m'avait tellement transporté que j'en avais presque oublié quelle vie m'attendait dehors...
Pendant tout le trajet dans un métro plus que plein (achalandé !) j'étais dans un espèce de cocon. Le lecteur MP3 diffusait dans mes oreilles une douce musique qui m'isolait du monde. Des réplques du film résonnaient encore dans ma tête et les gens autour de moi parraissaient loin...
Arrivée à la résidence l'impression c'est poursuivie. Il était plus de sept heures du soir, le soleil couchant donnait au monde une couleur chaude. Il faisait bon, juste comme il fallait. Ce n'était plus la chaleur étouffante de l'aprés midi. La pelouse devant la résidence avait des airs de plages. Des airs des Plaines d'Abraham au printemps dernier. Il y avait plein de monde en débardeur allongé sur des serviettes. C'était presque comme le bord de la rivière St Charles... Sans la rivière... Et sans l'accent... !
fin d'année lyonnaise
Dernier partiel aujourd'hui ! L'année scolaire est donc officiellement finie pour moi ! Pour fêter ça j'ai été me promener dans Lyon. Le métro m'a déposé devant l'opéra de Lyon où j'ai eu l'occasion de venir une fois avec québécoise que j'ai rencontré par le biais de l'université. Ensuite petit passage par la place des Terraux avec sa fontaine et l'hotel de ville (en travaux)



Une porte je ne sais plus où mais que j'ai trouvé jolie... La cathédrale de Fourvière. (J'aime bien les maisons dessous on dirait un petit village) Et l'église St Nizier.

Ensuite je suis rentrée faire mes cartons, et puis je déménage. Je retourne chez mes parents pour être exacte. Adieu le wifi... mais pour l'heure j'ai du Peps dans les oreilles et il fait une douce chaleur de nuit d'été. Que demander de plus?
Depuis le temps...
Hé ben ça fait un moment que je n'ai rien écrit par ici !!! Je dirais pour ma défence que je suis en plein examens de fin d'année et que je n'ai donc pas beaucoup de temps... De plus tout d'un coup Internet c'est mis à ne plus vouloir fonctionner ! Ce qui a eu l'avantage de ne pas me détourner de mon travail scolaire ! Dans 3 jours mon année de licence sera achevée et j'aurai donc beaucoup plus de temps ! Il ne s'est pas passé grand chose ces dernières semaines, j'ai juste appris que je n'étais pas retenue pour le concours de Toulouse... ça fait 2/4 qui sont ratés... on verra ce que donnera la suite
Dans mon dernier post j'avais promis de vous faire partager le petit texte que j'ai écrit à Toulouse et comme je m'efforce de tenir mes promesses....
"Il y a des chansons qui sont en totale adéquation avec les moments que l'on vit. Elles font parties de l'ambiance, elles contribuent à rendre ces moments uniques.
Écouter une chanson des "Beautés Vulgaires" pendant un voyage à Toulouse, ça va de soi... On s'attend presque à les voir entrer dans le bar, un franc sourire aux lèvres. Je vais lever la tête et ils seront là. Ils vont saluer tout le monde et venir s'assoir à ma table. Ils vont commander une bière pour accompagner mon thé et la conversation débutera comme si elle s'était arrêtée hier. On parlera musique, études, voyages... Soudain il sera l'heure de se séparer, je jetterai 2euros50 sur la table, attraperai mon sac et courrai dans la gare à la recherche de mon train.
Quand il aura quitté le quai, que je serai assise enfin. Essoufflée. S'abattra sur moi un mélange de bien être et de mélancolie. Je n'aime pas les trajets de retour. ça sent la fin de quelque chose et puis on se retrouve chez soi et la vie reprend là où elle s'était arrêtée et on a l'impression de n'avoir vécu qu'un rêve. Un doux rêve...
On y repense avec le sourire. Un sourire un peu triste. C'était beau Toulouse. Il y avait du soleil, il faisait chaud. Les gens avaient envahis les rues, l'accent du sud donnait un air de fête à ce samedi de printemps. J'ai envie de me coucher dans l'herbe au bord du canal, de fermer les yeux et de me laisser bercer par le monde autour..."